La France abandonne l’esprit de Genève …

Le salon de Genève est une espèce de joyeuse kermesse de l’automobile. Non pas que l’air des montagnes suisses soit euphorisant mais depuis toujours Genève est une messe dédiée au rêve automobile.

Un message qui ne semble plus avoir de sens aux yeux des constructeurs français. De quoi pourrai-je bien vous parler tant il n’y a rien ou si peu à dire. Chez Citroën ? Un Berlingo facelifté ou une DS5 sans chevrons. Chez Renault ? En faisant un léger effort, on trouverait de l’intérêt à la Clio RS Trophy et on comprend que les bénéfices qui seront engrangés par Kadjar permettront de produire Alpine. Chez Peugeot ? Une gamme GT Line qui n’a que le plumage sans ramage. Toutes ces voitures ne sont pas des mauvaises voitures, là n’est pas la question mais quid du prestige, de la capacité de création de la France ? Rien, nada, le néant … aucun concept-car présenté !

Citroen DS
Citroen DS

Comment réussir une montée en gamme sans un véritable modèle leader par son image ?

L’idée véhiculée que la voiture est un objet de fantasmes, de rêve, une vitrine d’un certain savoir-faire (certes élitiste) doit exister en France car notre histoire industrielle en est riche.

A Genève, il n’y avait donc que des vieux (et beaux) concepts comme Onyx chez Peugeot qui n’aurait pas dépareillé aux côtés d’une Lamborghini Aventador ou des fantômes d’une certaine gloire passée comme un magnifique exemplaire de la DS originelle. Que la France est loin !

Peugeot Onyx
Peugeot Onyx

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