Mazda

Le constructeur Mazda a sérieusement dépoussiéré son image ces dernières années … essentiellement à coup de SUVs. Le japonais veut désormais faire rêver sur un autre terrain et si certains attendent toujours une héritière pour la RX-7, ce sera lors du salon de Tokyo avec une grande berline sportive que Mazda entend se projeter vers son futur.

Besoin de se diversifier

Concept Mazda – Salon Tokyo 2018

Le concept sera une berline 5 portes compacte combinant le design audacieux KODO de la marque et des technologies de nouvelle génération toujours en décalage avec les autres marques. Petit rappel, Mazda a par exemple refusé le downsizing pour préférer des très hautes compressions pour ses moteurs tout en obtenant des réductions d’émissions polluantes significatives. D’ailleurs, ce concept  est animé par le moteur SKYACTIV-X, moteur de série au monde à allumage par compression.

La marque présentera également quelques séries spéciales de son roadster MX-5, un restylage de la version Targa RF du MX-5 mais aussi un généreux SUV 7 places CX-8.

Mazda CX-8

On en saura plus le 25 octobre, en attendant voici la déclaration de Masamichi Kogai, Président de Mazda:

« En août, nous avons annoncé notre nouvelle vision à long terme en matière de développement technologique, baptisée « Sustainable Zoom-Zoom 2030 », définissant comment Mazda se servira de l’agrément de conduite, la qualité première de toute automobile, pour résoudre des problématiques auxquelles sont confrontés les individus, la planète et la société. Dans ce cadre, Mazda s’engage à réduire considérablement ses émissions de CO2, et nous sommes convaincus que pour y parvenir, il est essentiel de réduire les émissions en conditions réelles tout en offrant un mix de moteurs à combustion et de technologies d’électrification en fonction de la situation et du mix énergétiques de chaque région. Notre stand au salon de Tokyo 2017 marque l’ouverture d’une nouvelle ère pour Mazda. Nous présenterons un concept dont le design et les technologies définiront une toute nouvelle génération de véhicules Mazda. Parmi ces technologies figure le SKYACTIV-X, un moteur essence concrétisant un rêve que caresse depuis longtemps l’industrie automobile mondiale. »

Non, je ne peux me résigner à rentrer dans ce monde en mouvement bien pensant qui estime que la connexion maison-boulot doit se faire tristement au volant d’un SUV ou pire d’un monospace. S’il y a des choix dictés par la taille de la famille et que l’on considère qu’il faut deux voitures à la maison, il y a mieux à faire qu’avec le duo Renault Scénic – Clio ou Peugeot 3008 – Fiat 500. Voici nos choix, beaucoup plus sympas, qui joueront le rôle d’antidépresseur quotidien.

S’il faut vraiment emmener les enfants à l’école et que madame n’est pas trop branchée bagnole, je suis d’accord on peut (doit?) passer par la case petit camion. Mais franchement, à quoi bon balancer les économies du foyer dans une auto qui décotera plus vite que son ombre une fois sortie du garage du coin ? Pour 10 000 euros, il est largement possible de trouver un exemplaire sain et suffisamment puissant pour prendre la route des vacances. Ainsi, si on considère l’économie réalisée et pour peu que l’on dispose d’un peu de confort financier, il est tout à fait possible de rouler dans une « super » car au quotidien.

Mazda MX-5 - la plus facile de nos "super" cars
Mazda MX-5 – la plus facile de nos « super » cars

Cette « super » car en deux mots est certes assez éloignée de la définition de sa cousine supercar. Mais attention, les apparences sont parfois trompeuses …

Mazda MX-5 RF
Mazda MX-5 RF

Alors, je nomme tout de suite à la barre : Mazda MX-5, Caterham Seven 165, Morgan 3-Wheeler ou encore Polaris Slingshot. Dans le tas, on a de l’automobile efficace à l’engin extrême mais toutes revendiquent une puissance modeste et une légende qui précède leurs passages : des autos « plaisir » à moins de 30 000 euros. Un gros mot pour Anne Hidalgo et quelques autres anti-voitures. Il est évident que la moins extrême est la Mazda MX-5. Bien connue des amateurs d’automobiles, ce cabriolet propose un rapport poids / puissance sympa, une gueule depuis la nouvelle génération à mi chemin entre la Corvette et la Jaguar F-Type, une propulsion et un couple moteur – boîte qui permet d’envoyer. Derrière elle, on trouve la plus petite des Caterham. Sa bouille est toujours aussi craquante et cette version de 120 ch pourrait prêter à sourire mais n’oublions pas qu’il n’y a que 490 kg à propulser vers l’avant. Avec le kit pare-brise et la capote, il n’est pas inenvisageable de s’en servir au quotidien (avec le kit pare-brise et capote) surtout que le petit 3 cylindres turbo Suzuki qui l’équipe se montre peu gourmand.

Polaris Slingshot
Polaris Slingshot

Polaris / Morgan : 3 roues, c’est bien aussi

Le Slingshot de Polaris, c’est l’engin à la mode. Un moteur 2.4L d’Opel dans une caisse à la gueule qui ferait pâlir une voiture à gros aileron, la recette est sympathique. 173 ch, moins de 800 kg pour 30 000 euros, là aussi c’est ultra efficace avec un 0 à 100 en 5,2s. Face à lui, le 3 Wheeler de Morgan c’est l’engin le plus atypique et aussi le plus hors concours car son prix est très largement au dessus de la limite qu’on s’était fixé. Son prix neuf de plus de 47 000 euros ne doit cependant pas vous éloigner de lui puisqu’il est déjà possible de trouver des occasions intéressantes. Avec son moteur de moto (Harley-Davidson) de 115 ch placé devant l’habitacle et son air vintage de baignoire nous font littéralement craquer. Ces deux derniers engins seront cependant limités à un usage au soleil même si le Polaris possède un intérieur qui ne craint pas l’eau.

Caterham 165
Caterham 165

30 000 euros, ce n’est pas le bout du monde même si c’est déjà un certain budget. Mais comme on vient de le voir, pour ce prix il est possible de rouler non pas au super mais à l’extra-ordinaire. Et puis pour ceux pour qui cela dépasserait encore un peu le budget, ces autos se trouvent avec un peu de patience en occasion. À moins que pour 30 000€ vous décidiez de prendre encore plus gros en occasion mais ça, on en parlera une autre fois …

Morgan 3 Wheeler
Morgan 3 Wheeler

Le constructeur Mazda sait y faire en terme de design. Après avoir dépoussiéré son image grâce à son thème « KODO » : littéralement l’âme en mouvement, Mazda va plus loin aujourd’hui.

CX-4 pour s’affirmer

Reste que jamais Mazda n’avait vraiment osé transposer ses concept-cars sur la route. CX-3 ou CX-5, les SUVs étaient très inspirés par ce travail mais restaient un peu plus consensuels dans leurs choix. Ce CX-4 lui ne fait aucune concession au style comme le concept qui l’annonçait : Koeru. Ainsi, malgré son appellation 4, il est le plus grands des SUV Mazda avec 4m63 de long. Ce qui le différencie, c’est bien entendu son style coupé qui le ramène face à une BMW X4 ou Mercedes GLC Coupé. Surfaces vitrées réduites, hauteur moins prononcée et angle de fuite plus prononcé pour l’arrière : ce CX-4 a un sacré look. Il est à mi-chemin entre l’élégance du Jaguar F-Pace et l’agressivité naturelle des allemands.

Mazda CX-4
Mazda CX-4

Motorisations « zen »

Sous le capot, CX-4 suit plus l’esprit des maîtres zen japonais que la fougue de ses potentiels concurrents allemands. En effet, présenté en Chine, il n’aura dans un premier temps le droit qu’à deux motorisations quatre cylindres essence. De 2,0L et 2,5L, ces dernières proposent une puissance comprise entre 165 et 192 ch. Pas de quoi lutter face à certains monstres germaniques qui dépassent parfois les 400 ch mais au moins de quoi tenir les apparences. Si on suit une certaine logique, Mazda qui commercialise ses voitures partout dans le monde ne devrait pas tarder à annoncer l’arrivée prochaine du CX-4 en Europe. Il constituerait alors une offre de choix pour celui qui veut rouler « stylé » mais avec les prix d’un constructeur généraliste.

Mazda n’entend pas se faire voler la vedette par Fiat et son 124 Spider. Ainsi le constructeur japonais propose une nouveauté sur le roadster MX-5. Avec la version RF, il s’offre un toit en dur pour une version Targa très séduisante.

À ses débuts, cette nouvelle génération de MX-5 devait perdre la version RC, celle avec le toit en dur qui lui permettait d’arborer le nom de coupé-cabriolet. Mais le désir de la clientèle a sans doute été trop fort et a fait plier Mazda. Il faut dire que la version toit  en dur représentait tout de même 50% des ventes. Pour le salon de New York, la marque a donc travaillé pour apporter satisfaction à une partie de sa clientèle qui se sentait sans doute un peu orpheline.

Mazda MX-5 RF
Mazda MX-5 RF

RF pour RF Retractable Fastback

Pour Mazda son petit coupé doit toujours permettre de rouler cheveux au vent. Avec ses arches qui se prolongent sur la malle arrière et en position fermée, MX-5 a bel et bien l’allure d’un coupé. D’ailleurs, ces deux prolongements ne sont pas sans nous rappeler la Corvette C3 qui présentait la même silhouette. Le marché américain est particulièrement important dans la carrière de ce petit roadster, Mazda en aurait-il fait exprès ? Mais la section supérieure du toit peut d’une simple pression venir se ranger électriquement derrière les sièges. On retrouve là un principe bien connu même si celui-ci devrait ajouter un poids non négligeable au coupé (entre le toit et le mécanisme électrique contre la capote manuelle).  Mazda n’a pas indiqué combien de kilos viennent s’ajouter sur la balance mais à minima, on peut deviner la surcharge à 75/100 kg. La petite vitre située entre les deux fauteuils peut elle aussi disparaître afin de faire rentrer un peu plus d’air. Le coffre conserve la même contenance que le cabriolet avec 130 litres.

Mazda MX-5 RF
Mazda MX-5 RF

Cette version RF reprend bien entendu les motorisations 1.5 131 ch ou 2.0 160 ch déjà présente sur le cabriolet. La nouveauté tient dans le choix de la transmission : automatique ou manuelle à 6 rapports dans les deux cas.

Les photos :

Mazda a dévoilé hier deux concepts dérivés de son tout nouveau MX-5 au SEMA Show 2015 de Las Vegas. Les MX-5 Spyder et MX-5 Speedster poussent la philosophie du Miata encore un peu plus loin avec un poids réduit et en réhaussant le plaisir de la conduite à ciel ouvert.

La marque explique que ses designers se sont inspirés des roadsters vintage. Le MX-5 Spyder propose ainsi une capote minimaliste qui n’est pas sans rappeler le Boxster Spyder, de nouvelles jantes Yokohama ADVAN Racing RS II de 17 » et un intérieur cuir pleine fleur Spinneybeck PRIMA. Le MX-5 Speedster se veut, quant à lui, un roadster dans sa plus simple expression. Dans cet esprit, il singe les Jaguar Type-D (et le concept Project 7) et autres barquettes de course qui se sont multipliées à la fin des années 50. Quand on disait que le nouveau MX-5 avait des airs de F-Type, ici c’est encore plus flagrant ! Mazda a poussé son obsession de la légèreté à l’extrême en le dotant par exemple de portes et de sièges en fibre de carbone et de jantes RAYS 57 Extreme Gram Lights de 16 ». Le Speedster affiche ainsi un poids de seulement 943 kg, et une hauteur inférieure de 30 mm à celle du MX-5 de série grâce à sa suspension ressort sur amortisseur réglable.

« Les MX-5 Spyder et MX-5 Speedster sont deux études de style sans compromis qui subliment les attributs phares du MX-5 », a expliqué Ken Saward, directeur du design de Mazda North American Operations. « Avec le nouveau MX-5 2016, nous disposions de la meilleure base pour permettre aux spécialistes de la préparation automobile de laisser libre cours à leur imagination sans pour autant dénaturer l’essence même de notre emblématique roadster. »

Espérons que l’une de ces deux versions puissent voir le jour à la production même en série limitée car elles sont ultras désirables surtout le Speedster !

Fiches techniques :

  • Mazda MX-5 Spyder
    Moteur : SKYACTIV-G 2.0 2ACT 16 soupapes 4 cylindres avec VVT
    Jantes : Yokohama ADVAN Racing RS II 17 x 8 (déport 42 mm)
    Freins : Étriers Brembo à quatre pistons avec disques ventilés à l’avant
    Pneus : Yokohama ADVAN A048 225/45/17
    Amortisseurs : Ressorts sur amortisseurs réglables
    Poids : 1 043 kg
    Coloris extérieur : Mercury Silver
    Intérieur : Sièges et portes gainés de cuir pleine fleur Spinneybeck PRIMA
  • Mazda MX-5 Speedster
    Moteur : SKYACTIV-G 2.0 2ACT 16 soupapes 4 cylindres avec VVT
    Jantes : RAYS 57 Extreme Gram Lights 16 x 8 (déport 45 mm)
    Freins : Étriers Brembo à quatre pistons avec disques ventilés à l’avant
    Pneus : Kumho Ecsta V710 225/50/16
    Amortisseurs : Suspension à ressort sur amortisseur réglable K&W
    Poids : 943 kg
    Coloris extérieur : Blue Ether
    Sièges : Sièges légers en fibre de carbone développés par Mu-Len Delta Seat exclusivement pour le MX-5 2016, garnissage en alcantara noir

Kodo, l’âme en mouvement. C’est ce qui anime les designers de la marque Mazda. Jusqu’ici duppliqué à l’envie sur ses autos, le design japonais propose cette fois un vélo. Et oui, encore un : c’est une mode chez les constructeurs auto (voir vélo Audi).

Le vélo dérivé du concept KODO incarne la devise de l’art et du design japonais, à savoir « Les sis more », réinterprétant le vélo de course dans une version résolument moderne. Le cadre dispose d’une forme extrêmement épurée, symbole tout à la fois de légèreté, d’agilité et de vitesse.

Hélas pour les passionés de Fixie, ce vélo est destiné à être un objet unique et donc extrêmement cher …