Vidéo Essai Lamborghini Aventador S : [S]ensations garanties !

1968 Miura, 1978 Countach et 2016 Aventador. Ces autos possèdent trois points communs : un V12, avoir du sang de taureau et un badge S qui les sublime. Direction le circuit de Ricardo Tormo en Espagne pour l’essai de la nouvelle Lamborghini Aventador S.

Lamborghini Countach S

J’avoue une affection particulière pour la Countach.

D’abord parce qu’elle a bercé mes rêves les plus fous quand j’étais enfant et ensuite parce que c’est clairement celle qui a déposé le style Lamborghini grâce au coup de crayon de Marcello Gandini. Le modèle S apparu plus tard dans sa carrière ne faisait que la rendre plus désirable à mes yeux même si certains continuent de penser que la ligne de la Countach est plus pure sans aileron (qui n’était d’ailleurs qu’une option sur la S). Question de point de vue. Mais que ce soit sur la Countach ou la Miura, le S a toujours été synonyme d’un accroissement de puissance, donc de performances pour le propriétaire. Cette nouvelle Aventador n’échappe pas à la règle et va même plus loin. Outre l’augmentation de puissance (+40ch pour un total de 740), elle reçoit pour la première fois sur un modèle de série les quatre roues directrices. Je dis sur un modèle de série car cette technologie, Lamborghini l’imaginait déjà sur la série de 40 exemplaires de la Centenario.

Lamborghini Centenario

4 roues motrices, 4 roues directrices, 740 ch

Techniquement, l’Aventador S repose sur la base de la première Aventador.

Un châssis carbone, des suspensions ultre sophistiquées Push-Rods, une transmission intégrale et un super V12 de 6,5L. La S gagne 40 ch par rapport au modèle de base pour un total de 740 tirés du V12 atmosphérique ouvert à 60°. Les performances sont dignes du taureau avec un 0 à 100 en 2,9s, 0 à 300 en 24,2s et 350 KM/H de Vmax. Le châssis bénéficie en plus de quatre roues directrices dont le principe est le même que sur toutes les autos qui bénéficient de cette technologie : à basse vitesse, les roues arrière braquent dans le sens opposé des roues avant pour réduire le rayon de braquage et accroître l’agilité. A haute vitesse, elles braquent dans le même sens pour allonger l’empattement et ainsi donner plus de stabilité.

Lamborghini Aventador S

Le design est toujours aussi expressif, voir même plus.

Le nouveau bouclier avant, dont la fonction est de mieux utiliser l’air (appui aérodynamique, refroidissement des freins, gaver le moteur en air), ressemble à s’y méprendre à la gueule ouverte d’un serpent prêt à mordre avec ses crochets. L’autre principale modification sur le design est à l’arrière avec un diffuseur plus gros qui intègre une nouvelle sortie d’échappement. Celle-ci doit rappeler une fusée mais une fois encore le style n’est pas tout puisque le nouveau système est 20% plus léger que l’ancien et libère un peu plus la voix de la bête.

Facile, efficace, une évidence

Ce qui m’a le plus frappé par rapport à l’Aventador SV essayée l’an dernier, c’est la sensation de facilité qui se dégage de la conduite de la S. Suspensions moins raides mais surtout entièrement réglables, l’incroyable agilité donnée à ce châssis bout de bois, sous-virage effacé et transmission toujours aussi efficace. Aller vite n’est pas étonnant mais la décontraction que l’on a au volant de ce monstre l’est plus. Tout devient plus facile, plus naturel, on a moins la sensation de se battre contre l’auto. Sur le circuit de Ricardo Tormo, les virages lents dévoilent tout le nouveau potentiel de la voiture. L’entrée en courbe est métamorphosée. On vise le point de corde et on s’y retrouve en un clin d’oeil. Le sous-virage a disparu et le train avant est plus sûr. En revanche dans les virages rapides, la conception de l’auto (châssis – suspension) et l’apport de stabilité supplémentaire, rend le châssis encore moins lisible. C’est efficace, ça passe très fort mais jusqu’à quel point ? Là, c’est flou, l’auto ne communique plus, il faut entièrement faire confiance à son potentiel assez hallucinant.

Le V12 lui est dans son élément mais 40 ch de plus ou de moins, ce n’est qu’un petit détail au final tant le pétard est déjà impressionnant même avec 700 ch. La bonne nouvelle c’est que Lamborghini n’a pas exagéré les bienfaits du nouvel échappement : ça chante encore plus fort. Un régal pour les tympans !

Lamborghini Aventador S

Une excellente cuvée.

Mieux que tout ce que je pourrai vous dire, l’ingénieur en chef de Lamborghini nous a confié que dans certains virages, la S pourrait gagner 1s sur le modèle de base. C’est peu mais énorme en même temps ! Les 6min59 de la SV au Nurburgring seront sans doute effacé des tablettes tout comme le 6min57 de la Porsche 918. La S est tout simplement et peut-être la Supercar de série avec un V12 non hybride la plus rapide de l’histoire : un sacré pédigrée …

Les 102 photos : 

Fiche Technique :

Dimensions marque modèle moteur

  • Longueur : 4,79 m
  • Largeur : 2,03 m
  • Hauteur : 1,13 m
  • Empattement : 2,70 m
  • Volume du coffre : 140 l
  • Capacité du réservoir : 85 l
  • Pneumatiques : 255/30 ZR20 avt – 355/25 ZR21arr
  • Roue de secours : non
  • Poids à vide: 1575 kg

 

Technique Lamborghini Aventador S V12

  • Moteur : V12 à 60°
  • Cylindrée : 6 498 cm3
  • Puissance : 740 ch à 8 400 tr/min
  • Couple : 690 Nm à 5 500 tr/min
  • Transmission : 4 roues motrices
  • Boîte de vitesses : ISR simple embrayage robotisée à 7 rapports + marche arrière

Performances marque modèle moteur

  • 0 à 100 km/h : 2,9 secondes
  • Vitesse maximale: 350 km/h

Consommations(*) – CO2

Ville : 26,2 l/100 km

Route : 11,6 l/100 km

Mixte: 16,9 l/100 km

Rejets de CO2: 394 g/km

Bonus-Malus :10 000 euros

(*) Valeurs d’homologation

 

Fiscalité / Garantie marque modèle moteur

  • Puissance fiscale : 68 CV
  • Garantie : 3 ans
  • Entretien : annuel minimum
  • Prix : 337 800 euros

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