Essai BMW M5 30 Jahre : passion et déraison

Chez BMW, la légendaire M5 est née en 1985. A cette époque, on parlait « simplement » de M535i. 30 ans plus tard, la marque munichoise célèbre ce badge avec un modèle qui concentre le plus pur adn du badge M.

Une M5, c’est une berline intimidante pour les sportives traditionnelles. Un peu comme la gentille ménagère qui quitte son foyer pour sortir le samedi soir, la M5 gagne une tenue plus remarquable. Boucliers, jantes de 20 pouces spécifiques, sorties d’échappement hissent le niveau de sex-appeal de la belle tant convoitée. La livrée gris mat est superbe, comme un trait de récil sous les yeux, elle sublime les lignes. L’habitacle reçoit également un traitement spécifique avec un volant en alcantara, des fauteuils sport et le badge numéroté de votre exemplaire : il n’en existe que 300 exemplaires au monde.

Remarquable pompe à feu

La pièce maîtresse d’un véhicule signé M, c’est à chaque fois le chef d’oeuvre mécanique qui se dissimule sous le capot. Dans la série des modernes, je dois avouer que depuis la 1M, je n’avais pas vu une mécanique aussi remarquable chez BMW. Le V8 biturbo de 4,0L voit ses performances renforcées. Gonflé à 600 ch, c’est 40 de plus qu’une M5 de « base ». Le couple de 700 Nm permet d’arracher le poids de la familiale pour la propulser en seulement 3,9s sur l’exercice du 0 à 100 km/h.  Quand on écrase la pédale de droite, on sentirait presque les gommes Pirelli en 295 se tordre de douleur, se déformer pour passer la puissance au sol.

Le châssis est bien entendu largement à la hauteur des performances. Suspensions et direction pilotées, différentiel MDM, freins énormes de 400 mm en carbone-céramique à l’avant, on se sentirait quasiment en confiance. Pourtant, au milieu de cette passion, il conviendra de ne pas trop se laisser aller à … la déraison. La M5 30 Jahre est une auto comme on n’en fait plus ou plutôt comme seulement quelques constrcuteurs dont BMW sont capables d’en proposer. Une voiture ne doit pas être accessible pour être désirée et passionnante. Elle doit être approchée avec le respect qu’elle mérite, on doit apprendre à la connaître. Cette M5 est ainsi, elle ne se livre pas et ne supportera pas l’approximation si vous enclencher l’ESP en mode MDM, voir si vous le déconnecter tout court. Le châssis et les gardes fous électroniques devenant beaucoup permissifs, il convient d’attendre avant de remettre les gaz en virage. Alors la M5 s’embarque avec vous dans cette danse si particulière où l’arrière part en dérive. Grâce à l’empattement généreux et à une direction artificelle mais offrant un excellent retour d’informations, la M5 téléphone assez bien une fois les pneus à température. On se surprend alors à l’emmener dans une relative facilité, avec un peu d’imagination, on se croirait au volant d’un gabarit beaucop plus faible. Cette dernière sensation prouve combien les ingénieurs de BMW ont travaillé pour fournir un résultat aussi impresionnant.

Today, we are testing the biggest #porncar of the year Miss #BMW M5 Jahre #caroftheday #carporn soon on www.xety.fr
Today, we are testing the biggest #porncar of the year Miss #BMW M5 Jahre #caroftheday #carporn soon on www.xety.fr

Légendaire M5

Chacune des générations de M5 a impressionné le monde de l’automobile. De la M535i à la fabuleuse génération V10, elle est le fantasme de la familiale idéale. Cette édition anniversaire atteint un niveau assez incroyable qu’on en vient tout simplement à se demander ce qui peut bien rester à une GT …

Vous aimerez aussi

commentaire(s)