Seiko Marinemaster 300 : une jeune mais déjà riche histoire

La Seiko Marinemaster 300 est aujourd’hui une référence incontournable dans l’univers de la montre de plongée. Cette montre qui n’est apparue qu’au début des années 2000 a réussi à se forger un nom aussi fort que certaines suisses nées parfois 50 ans plus tôt. Retour sur sa saga …

L’outil et les séries limitées

Le nom « Marinemaster 300 » découle directement des spécificités de la montre. Avec son boîtier, la Marinemaster est étanche à 300m et se passe de valve hélium grâce à sa conception monobloc.  L’histoire de cette montre commence avec la référence SBDX001. Première du nom, la première Marinmaster arrive avec un mouvement 8L35 qui dérive du mouvement Grand Seiko 9S55. Les finitions proposent un mouvement juste rodhié et non pas décoré. Surtout le mouvement ne passe pas entre les mains expertes pour un réglages aux petits oignons et il ne subit pas non plus les tests chronométriques. Globalement, et bien que donné pour un dérive comprise entre -10 et +15s / jour, le mouvement comme d’accoutumée chez Seiko se montre précis avec de nombreux modèles dont la dérive est d’à peine 5s/jour. Malheureusement, on a aussi vu quelques modèles dont la dérive était très aléatoire dépassant parfois les 20s et avec la conception du boîtier, le SAV ne pouvait se faire ailleurs que chez Seiko … au Japon ! Sa fréquence de fonctionnement est de 28 800 oscillations par heure, il dispose des fonctions stop seconde et remontage manuel à la couronne. Aussi, sa réserve de marche de 50 heures le place au dessus de la référence suisse ETA2824.

Une photo publiée par @kevg1962 le

Cette SBDX001 a jeté la base de la montre avec un aspect puissant dans un diamètre de 44 mm et un ensemble cadran / lunette qui propose des reflets et variations de couleurs qui ont rapidement fait succomber les fans Seiko et convaincu les autres. Précisons que ce cadran est directement inspiré du modèle 6159 apparu en 1968. La première plongeuse de Seiko est sortie en 1965 sous l’appellation 62MAS-010.

Dernièrement, la SBDX001 s’est muée en SBDX017. On retrouve la base avec quelques améliorations. Des pièces du mouvement comme l’échappement sont fabriquées grâce à la technologie MEMS propre à Seiko. La Micro Electro Mechanical System permet d’avoir des pièces mieux finies et plus durables. Héritage du savoir faire Grand Seiko, ces pièces MEMS doivent gommer le défaut de quelques SBDX001 qui présentaient des dérives trop importantes de précision. Le boîtier reçoit quant à lui le Dialshield introduit sur les gammes titane. Ce traitement déposé sur l’acier de la Marinemaster doit lui permettre d’échapper à la plupart des fines rayures.

Aussi, on dispose sur cette 2nde génération d’un Lumibrite toujours aussi puissant pour la lisibilité dans le noir mais il est plus endurant sur cette version. La couronne reçoit le X de la gamme Prospex qui regroupe chez Seiko toutes les montres capables de passer du temps sous l’eau. Cette dénomination est récemment apparue chez Seiko pour remplacer le terme Professional.

Collectors

 

 

Illustration Seiko SBDX003

Seiko sait régulièrement agiter sa communauté avec des séries spéciales ou limitées. Cette Marinemaster n’y a pas échappé et on pourra trouver sur le marché des SBDX003 ou SBDX012. La première est apparue en 2000 dans la série « Historical Collection » et la seconde en 2015 pour les 50 ans de la gamme des montres de plongée de la marque. Les changements ne sont qu’esthétiques.

On les différencie ainsi : la 003 dispose d’index et aiguilles dorés quand la 012 reçoit aussi un insert de lunette doré et une pointe de rouge sur l’aiguille. Toutes deux ont été produites à seulement quelques centaines d’exemplaires (500 pour la 003 et 1000 pour la 012) et sont aujourd’hui très rares sur le marché de l’occasion. Ce coloris doré est très légitime chez Seiko et plus qu’une question de mode, il était présent sur la 6215 puis 6159 en 1967 et 1968.

Illustration SBDX012 :

 

Plus proche de nous, Seiko a sorti la référence SLA015 (ci-dessous) pour le marché thaïlandais avec un inédit cadran bleu pour la première fois sur la Marinemaster.

 

Cette Marinemaster est déjà délicieuse dans sa version de base, la SBDX017 en donne clairement plus par rapport à la première du nom et on peut saluer l’effort de Seiko pour, malgré les améliorations, avoir laissé la montre au même prix public de 1 999 euros. Si vous avez la chance de dénicher une des séries limitées, foncez si le prix n’est pas trop astronomique car les chasseurs de collectors font monter les prix. La 012 était par exemple proposée autour de 2500$ neuve.

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