Pequignet Royale 300 : sous-marin français

A Morteau, dans le Jura, la maison Pequignet est relativement éloignée de l’océan. Pourtant, l’horloger français a voulu et conçu une plongeuse dans sa gamme. L’effrontée Royale 300 part défier la Submariner de Rolex avec ses arguments lors du salon Baselworld 2015.

Esthétiquement, les codes d’une plongeuse sont gravés dans le marbre. Il faut un boîtier solide capable d’affronter les profondeurs, une couronne vissée et une lunette capable de tourner afin d’indiquer la durée de la plongée. Avant de se mettre à l’eau, le plongeur amène le pointeur sur l’aiguille des minutes ainsi il peut estimer la quantité d’oxygène restante. Pequignet a dans l’ensemble respecté à la lettre ces commandements en apportant tout de même quelques touches d’originalité sur un boîtier de 43 mm. Ainsi, on trouve une couronne à 2h. Il est plus habituel de la trouver à 3h voir 4h sur les plongeuses. Mais ce n’est pas là qu’une question esthétique. La couronne bénéficie d’un système breveté ¼ de tour qui permet une manipulation rapide.

La montre est également équipée d’une petite seconde, une singularité assez rare dans ce segment (parfois vue sur des Oris). A l’opposé, on trouve une réserve de marche de 88 heures située entre 7h et 8h. Le tout nous donne une montre très sportive surtout celles qui bénéficieront des livrées en couleurs. La noire est plus « habillée ». Le seul regret, c’est que Pequignet n’ait pas pensé à nous proposer un bracelet acier à mailles Moorea pourtant un beau symbole du savoir-faire de la maison. A la place, on trouve un bracelet en caoutchouc monobloc à boucle dépliante double fermeture. ce bracelet est disponible en trois couleurs (noir, bleu ou orange) assorties à la lunette.

Qualitativement, Pequignet déploie une nouvelle fois les grands moyens.

La lunette est recouverte de caoutchouc brevetée Vulcamix et d’une capsule avec Luminova à 12h. Les index et les aiguilles sont recouverts de Luminova BGW9 permet une lecture optimale, essentielle en milieu marin. Bien entendu, pour revendiquer le statut de montre Plongée, la Royale 300 bénéficie d’une étanchéité de 300 m comme la Rolex. Son boitier, en acier poli-satiné de 43 mm, se décline en trois modèles à lunette orange, noire ou bleue.

Calibre Royal

Pequignet Calibre Royal
Pequignet Calibre Royal

Protégé par 8 brevets internationaux, le calibre Royal de Pequignet est un mouvement avec un mécanisme à remontage automatique dans les 2 sens et une fréquence de 21.600 alternances/heure garantissant une réserve de marche de 88h. Sa réalisation est un assemblage de 318 composants dont 316 dessinés sur plan par le laboratoire Pequignet. C’est un mouvement qui s’est assuré depuis longtemps les louanges des connaisseurs sur les différents forums français. Il fait de la Royale 300 une montre exceptionnelle qui n’a absolument rien à envier à la couronne suisse.

Séduisante distinction

Au final, Pequignet réalise un quasi sans faute avec la présentation de la Royale 300. Un dessin efficace, un mouvement de renom et même un tarif très accessible car elle est affichée à 4500 euros. Ce prix la place plus de 2000 euros sous la Rolex Submariner et aussi assez largement sous le prix d’une Omega Planet Ocean. On reprochera une principale erreur de jeunesse avec l’absence d’un bracelet acier. Pequignet pourrait rapidement corriger le tir. Quoiqu’il en soit, la Royale 300 vous permettra de sortir du lot avec une belle montre à l’originalité indéniable …

 

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commentaire(s)

  1. Esperiz 3 années əˈgōIl ya

    Très joli en effet mais je vous rejoins sur l’absence regrettable d’un bracelet acier ou même d’un caoutchouc articulé avec la maille Moréa! C’est vraiment dommage car les bracelet caoutchouc simples n’ont que des inconvénients : inconfortables, s’abiment vite.. Un caoutchouc articulé est très confortable et plus solide!
    Mais décidément cette petite marque n’arrête pas de me surprendre par la qualité de ses produits!

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