Test Obris Morgan Explorer II : loin d’être une chinoiserie

Obris Morgan Explorer II

Certains pensent que les montres comme le chocolat, on ne sait en faire qu’en Suisse. Alors pour vérifier ce point de vue un peu fermé sur une de nos passions, je me suis lancé dans une aventure exotique qui a commencé le 27 décembre …

A peine remis des repas de Noël et des cadeaux qui vont avec, il me reste toujours une idée en tête : trouver une plongeuse bleue en toolwatch. La solution évidente et facile était de commander une Seiko SBDC003 alias Sumo. Mais alors que je commence à me faire à cette idée malgré un doute sur le diamètre légèrement imposant de la japonaise, un tour chez Obris Morgan m’a provoqué une irrépressible envie d’avoir une montre … chinoise !

42 mm de diamètre, cette montre il me la faut.

Obris Morgan est basé à Hong Kong. Cette maison « horlogère » que l’on peut plutôt qualifier d’emboîteur est bien connue sur les forums comme Watchuseek ou Forum à montres en France. La maison n’en est pas à son premier coup et ses anciens modèles m’interpellaient. Cette Explorer II est clairement la montre de la maturité que ce soit d’un point de vue élaboration du cadran, des fonctions et finitions.

Avec un prix de 279 dollars, je me dis que je ne risque pas grand chose et puis la fiche technique est tout de même hyper impressionnante. Le calibre est japonais : un Myota 9015 qui fonctionne à 28 800 alternances / heure et qui est fabriqué par Citizen. Ensuite, on trouve une fonction date (essentielle pour moi), une étanchéité à 200 m, une valve hélium automatique, une verre double dôme saphir de 3,4 mm d’épaisseur et anti-reflet. Je rêve ou je lis une fiche technique digne d’une montre suisse à 1000 euros ?

Nous y voilà, l’attaque est placée et assumée. Nos amis suisses se reposent sur leurs noms pour nous vendre chaque année les mêmes montres avec une augmentation au passage. L’inflation en 10 ans atteint des hauteurs dignes du Mont Blanc … Pour quelles innovations ? Déjà qu’avec Seiko, on commence à mettre les pieds dans le plat, avec les chinois ça devient gênant pour les vieilles gloires. Mais là, je n’en suis qu’au point d’avoir vu la montre en photos.

Cette pré-commande au lendemain de Noël, c’est un peu comme un gosse qui envoie sa liste au viel homme tout de rouge vêtu : il faut attendre. Attendre que la montre soit produite selon MES exigences. Là aussi, ça semble presque sur-réaliste. Obris Morgan nous laisse le choix des couleurs : bleue ou noire (cadran + lunette), des bracelets (trois au total), de la finition (matte ou polie) et enfin la couleur d’une ligne sur le cadran (orange, jaune ou bleue turquoise).

29 janvier, jour de vérité

Obris Morgan Explorer II - conditionnement
Obris Morgan Explorer II – conditionnement

1 mois et 2 jours plus tard et après 3 jours à suivre le tracking Fedex, un livreur sonne à la porte. La montre est là et je vais enfin savoir si mon pari s’est révélé payant. Obris Morgan soigne les apparences avec un joli coffret, tout est très bien emballé et protégé. On trouve même un petit mot signé de la main de Justin Heung (fondateur de la marque) qui nous remercie de notre confiance. Tout est dans le détail …

Obris Morgan Explorer II - lettre
Obris Morgan Explorer II – lettre

Sous son plastique de protection, l’Explorer II laisse déjà entrevoir un beau potentiel. Une fois débarrassée, je reste un temps à lobserver, à chercher l’erreur. Le rapport qualité / prix est absolument étonnant. Les finitions sont belles : bracelet acier, logo sur la couronne et fond gravé n’ont pas grand chose à envier à mon Eterna Kontiki 1973. Les écritures et index du cadran sont parfaitement alignés, le saphir est sympa même si l’anti-reflets n’est pas ébourrifant. Sur le bracelet, on a des maillons vissés et c’est la même chose pour les end-links. Les deux rubbers qui ressemblent assez fortement à des Isoframe sont de bonne qualité : doux et souple, c’est agréable au poignet.

Une chinoise, ça ne fait pas (plus) rire.

Loin des immondités que l’on trouve sur Ebay, les emboîteurs chinois basés à Hong Kong font très bien les choses et progressent à vitesse grand V. En intégrant un mouvement japonais, ils rassurent l’acheteur. Une fois la montre en main, on est définitivement conquis. Avec un insert de lunette un peu moins copie de Submariner, elle aurait plus de personnalité. Sans tambours, ni trompettes, Hong Kong se met donc à faire de belles montres à des prix scandaleusement bas (tant mieux pour nous). Tremble vieille Europe !

 

Obris Morgan Explorer II  - bracelet acier
Obris Morgan Explorer II – bracelet acier

Fiche technique :

  • 28,800 BPH High Frequence Movement (Miyota Cal. 9015)
  • 120 clicks Unidirectional Bezel
  • Automatic Helium Escape Velve
  • Thick Printed Superluminova Lumed Indices
  • Horizontal Brush Dial
  • 3.4mm Double Domed Sapphire
  • Anti-reflective Coated Sapphire
  • Super Enginner 4.6mm thickness 5 links Bracelet
  • Superluminova C1 Lumed Blasted Handsets
  • Stainless Steel Movement Holder
  • Triple Seal Screw-in Crown
  • 42mm diameter excluded Crown
  • 12mm thickness included caseback
  • 51mm lug to lug length
  • 20mm lug width
  • 8x3mm Crown
  • 216g net weight

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commentaire(s)

  1. fanch guillou 1 année əˈgōIl ya

    bonsoir!!…ai essayé de me commander cette montre et sur le site mention « sold out »!!??…impossible de trouver où se la procurer!!…plus d’infos sur le sujet!??….merci bien
    fanch

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    1. Vincent 1 année əˈgōIl ya

      C’est le problème avec Obris Morgan mais il y a (tout juste aujourd’hui) l’Aegis II qui vient d’être proposée à la vente. Un design un peu différent mais la même qualité.

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