Christopher Ward

Christopher Ward bouscule une nouvelle fois le monde de l’horlogerie. La marque d’origine anglaise nous propose une montre mécanique extrêmement fine, un luxe habituellement réservé à la haute horlogerie.

C5 Malvern 595 from Christopher Ward on Vimeo.

Moins de 6 mm pour à peine 750 euros

La nouvelle C5 Malvern 595 voit son nom dérivé des 5,95 mm d’épaisseur. Cette dimension la place tout de même sous les valeurs d’une Jaeger Lecoultre Master Ultra Thin de 7,48 mm pour un prix 10 fois moins cher … On pourra toujours dire que les finitions, les matières, composants ne sont pas les mêmes mais ça force le respect ! Pour parvenir à ce résultat, Ch Ward est allé piocher chez la manufacture de mouvements ETA, la référence Peseux 7001. Ce mouvement propose normalement une fonction petite seconde mais l’horloger anglais l’a supprimée. Ainsi, on trouve une montre de 39 mm très minimaliste, avec ses deux aiguilles (heures / minutes), également dépourvue de la fonction date.

Finesse sublimée

Doté d’un remontage manuel, la montre devrait proposer une réserve de marche d’environ 42 heures. On pourra se satisfaire de sa finition côtes de Genève à travers le verre saphir qui laisse la vue pénétrer le mouvement. Les lignes du boîtier sont très élégantes et viennent réellement sublimer la finesse de l’ensemble : un travail impressionnant. Ch Ward propose également une version cadran gris

Ce qu’on en pense :

Impossible de ne pas rester bouche bée devant cette création. Le prix pour l’ensemble est tout à fait justifié et le débat sera sur l’absence de trotteuse. Certains trouveront le cadran un peu mort en l’absence du mouvement perpétuelle d’une aiguille des secondes.

L’horloger anglais Ch. Ward commence à être connu dans le petit milieu de la montre. Sa collection de montre de plongée baptisée C60 reçoit pour ce début d’année un nouveau chronographe Trident haut en couleurs !

Respecter les fondamentaux

Que demande-t-on à une montre de plongée ? Être étanche. Sur ce point Ch. Ward propose une boîte (43 mm) en acier étanche à 600 m malgré la présence des poussoirs de chronographe. Ces derniers sont vissés comme sur la Rolex Daytona afin de fermer les écoutilles et empêcher l’eau de pénétrer. Aussi, le chronographe C60 possède une valve hélium qui ne sert à rien sous l’eau mais qui permet de l’emporter en plongée sèche dans les caissons hyper-bars. La lunette uni-directionelle est en céramique et permet comme toujours de chronométrer le temps de plongée.

Ch. Ward C60 Trident Chronograph
Ch. Ward C60 Trident Chronograph

La montre joue sur les couleurs pour signer son ADN sportif. En l’état, elle n’est pas sans nous rappeler le côté chargé et l’excentricité d’une Ulysse Nardin Marine. Cette présentation fait son charme tout comme son cadran vaguelé, un autre point commun qu’elle partage avec l’UN ou une Omega Seamaster.

Ulysse Nardin Marine
Ulysse Nardin Marine

La trotteuse est doublée …

Pour égrainer les soixante composantes d’une minute, le chronographe C60 présente une trotteuse double. On retrouve bien entendu l’aiguille avec le bout en trident mais aussi une séduisante présentation dans le compteur à 9h. Un disque tourne et fait disparaître les parties blanches qui pourraient évoquer l’écume des vagues sur le bord de la plage. Mais l’inspiration est moins poétique puisque ce mouvement reprend celui du disque d’un détendeur : fonctionnel.

Ce chrono s’appuie sur un mouvement réputé : le Valjoux 7750.  Ce mouvement est développé depuis 1073, autant dire que c’est une référence. Un peu rustique, il accuse son âge avec sa relative grosse épaisseur, renforcée ici par les besoins de l’étanchéité. On atteint les 17 mm : un début de sommet ! Il propose une fonction date à 6h, cachée dans le sous-cadran. La réserve de marche est approximativement de 48 heures.

La montre sera disponible sur bracelet caoutchouc (1 885 euros) ou acier (1 965 euros). On ne saurait que trop vous conseiller de prendre la version acier. Un bon bracelet caoutchouc se retrouve aisément en aftermarket.

Souvenez vous des appels depuis Londres par le Général de Gaulle avec radio Londres, les français parlent aux français. Et bien cette fois, c’est d’un autre appel dont il s’agit ! Celui de l’horlogerie anglaise qui a une riche histoire qui cherche elle aussi à se faire entendre comme en témoigne la nouvelle C60 Trident avec fonction GMT pour notre test de Christopher Ward.

Cette C60 Trident, version 2015, est une évolution du modèle précédent. Ce dernier hésitait encore entre hommage à la Rolex Submariner et un belle personnalité fournie par ses aiguilles. Elle s’est taillé sa réputation sur les forums pour sa qualité de fabrication et son relatif faible coût. Pour ce restylage, Ch Ward a conservé les aiguilles et modifié tout le reste. On trouve ainsi sur le cadran (blanc ou noir) vaguelé des index bâtons qui ne singent plus la référence suisse. Le guichet de date est lui repositionné quittant sa place à 4h30 pour se fixer à 3h. Le tout est placé dans un boîte de 42 mm (acier 316L) joliment dessinée et agréable à porter.

Ch Ward C60 Trident
Ch Ward C60 Trident

 

La couronne est modifiée et tient mieux en mains. Vissée, elle contribue à l’excellente étanchéité de la C60 Trident qui passe cette année de 300 à 600 mètres. La lunette dispose désormais d’un insert (couleur au choix) en céramique : c’est plus cher mais la qualité perçue de la montre y gagne encore un peu. La typographie des temps de plongée (ou fuseau 24h pour la GMT) est  modernisée et ajoute un peu de sportivité à l’ensemble. Pour le verre, Ch Ward a bien entendu fait le choix d’un solide saphir d’une épaisseur de 3,4mm. Impressionnant mais il faut bien cela pour tenir l’étanchéité. Le traitement anti-reflets est convaincant. Au dos du boîtier, on trouve un fond joliment gravé où une nouvelle fois il n’y a aucune erreur d’exécution.

Notre version GMT était équipée de l’incontournable mouvement automatique ETA 2893-2. Les versions normales reçoivent un ETA 2824 ou Sellita SW200. Fonctionnant à 28,800 alternances par heures et doté de 21 rubis, le 2893 propose en plus une fonction stop seconde. Il permet également la lecture d’un second fuseau horaire via l’aiguille orangée. Il est réputé pour connaître des dérives assez faibles (autour de +/- 5 à 8 secondes par jour).

Au final, Christopher Ward tord le cou des critiques.

Ch Ward C60 Trident  Red bezel
Ch Ward C60 Trident Red bezel

Sa plongeuse gagne cette année une âme et une vraie personnalité. Si son tarif a légèrement augmenté, le client est récompensé avec une hausse de la qualité (étanchéité renforcée, lunette céramique). L’horlogerie anglaise propose une plongeuse au rapport qualité / prix quasi imbattable sur le marché et qui n’a pas à rougir face à du Longines ou Eterna. Face à ses concurrentes, elle propose un dernier atour : le choix de la couleur (insert et cadran) sans surcoût ! Prix à partir de 750 euros et 999 euros pour la GMT. Diamètre en 38 ou 42 mm.

On a aimé :

  • des mouvements connus et reconnus
  • qualité de fabrication
  • vraie personnalité pour cette nouvelle version

On a moins aimé :

Ch Ward C60 Trident Pro 600 - blanche
Ch Ward C60 Trident Pro 600 – blanche

Christopher Ward, l’horloger londonien, propose une nouvelle version de sa gamme de plongeuse C60 Trident. Aux côtés de l’élististe COSC 600 fournie avec un mouvement maison et de la vulgaire version quartz, il y a surtout deux versions qui ont retenu notre attention. Les Pro et GMT 600 sont d’un rapport qualité prix à faire pâlir les marques d’accès suisses comme Longines, Oris ou Hamilton.

Ch Ward C60 Trident Pro 600 - blanche
Ch Ward C60 Trident Pro 600 – blanche

Moins Sub-like

Le reproche que font souvent ceux qui n’y connaissent pas grand chose en montres à ces plongeuses, c’est qu’elles ressemblent un peu trop à une Submariner de Rolex. Rappelons que la marque à la couronne n’a pas tout inventé et qu’elle ne fût pas la première plongeuse non plus. Mais il est vrai que sa personnalité assez forte et sa célébrité ont par exemple participé à une généralisation des index ronds et cerclés pour les heures. Un marquage dont la C60 se défait cette année en adoptant des index bâtons appliqués du plus bel effet. Les autres modifications esthétiques portent sur le re-positionnement de la date à 3h, une nouvelle typographie pour les marqueurs de temps de plongée sur l’insert de la lunette qui est elle désormais en céramique. Le cadran vaguelé apporte du relief mais est surtout un joli rappel à la mer, élément dans lequel cette montre est censée passer du temps. Rappelons également que la C60 Trident est proposée dans de très nombreux coloris (cadrans & lunettes).

c60gmtTechniquement, cette C60 est faite d’un boîtier en acier 316L et dotée d’un verre saphir anti-reflets de 3,4 mm d’épaisseur. La montre est disponible en deux tailles : 42 et 38 mm pour une épaisseur de 13,3 mm. Son poids est de 108 gr. Cette année, ces montres reçoivent une étanchéité renforcée à 600 m au lieu de 300 pour l’ancienne. Le modèle de plongée PRO 600 est animé au choix par un mouvement suisse de la maison ETA, un 2824-2 ou de la maison Sellita, un SW200-1. Ce sont deux valeurs sûres et bien connues surtout pour le premier puisqu’il est utilisé par de nombreuses maisons comme Breitling, Tudor, Eterna ou Longines.  La version GMT 600 reçoit un mouvement de la maison ETA, un 2893-2 qui lui permet d’afficher un second fuseau horaire.

Le prix : le meilleur ami de la CHI

Si comme moi (face à la GMT 600), vous êtes pris d’une soudaine CHI* le meilleur est à venir. Cette montre qui dispose d’un coeur éprouvé et d’une qualité de fabrication certaine est proposée à un tarif très abordable. Comptez à partir de seulement 800 euros pour une version PRO 600 sur cuir et 1065 euros pour une version GMT. Un tarif qui rend dingues les vraies « suisses » …

*Compulsion Horlogère Impulsive

Le site de Christopher Ward C60 Trident

C60